Documents pour «Musique»

Jeux chantés des filles baka

Suzanne FURNISS

24min08

Jeux chantés des filles baka (rushes nettoyés), Messéa, Cameroun, février 1999




Caméra :

Claire Lussiaa-Berdou

Réalisation:

Suzanne Fürniss

© 2005, CNRS-LMS-MNHN (SMM n°0533/CA)




Les jeunes filles baka du Cameroun ont un répertoire musical qui leur est réservé: be na sòlò, "chants-danses de jeu". Par le chant et la danse, l'activité musicale participe à leur construction en tant que futures femmes. Les danses mettent en œuvre des chorégraphies portant particulièrement sur l'assouplissement du bas du dos et du bassin avec, parfois, des entrechocs des bassins ou des gestes suggestives des mains. Les thématiques des chants, outre l'amour et la séduction, sont à forte connotation sexuelle. Toutefois, les deux ne sont pas forcément concomitants dans les différents chants et danses.

Le film montre l'enchaînement de treize chants dansés (dont un en deux versions) auquels s'ajoutent à la fin deux autres chants provenant du répertoire de divertissement rituel, mèngbaa, destiné à être chanté lors des cérémonies de circoncision.

Chapitres :

be na solo, “Chants de jeu”

01 nga tè mako "Nous aimons Mako et Kele": Deux lignes de filles, une debout derrière une autre agenouillée. Les mouvements sont des exercices d'assouplissement du bassin avec appui par les mains des filles debout. Ces mouvements ressemblent de beaucoup aux exercices de préparation à l'accouchement en contexte occidental.

Deux lignes de filles enlacées face-à-face. Jetée des pieds en avant.

02 dipa lale 1 "Une crotte mon enfant, une crotte de Roussette" : Première version du chant 2. dipa lale dipa likpongolo "La crotte de mon enfant, la crotte de la Roussette"

Les petites filles qui jouent à la maman avec une poupée de bananier, font semblant que les crottes d'oiseau ou de chauve-souris sont les crottes de leur enfant et s'exercent avec elles au maniement de la machette et au geste du nettoyage du sol.

03 dipa lale 2 "Une crotte mon enfant, une crotte de Roussette" : Deuxième version du chant 2. dipa lale dipa likpongolo "La crotte de mon enfant, la crotte de la Roussette"

Pour les difficultés d'une mère adolescente en milieu pygmée, cf. le film d'Alain Epelboin, 1995 Gbédélé, femme, fille et mère. Mongoumba, RCA 1993. Film 20 mn. Paris: Lacito et CNRS Audovisuel.

Deux lignes de filles enlacées face-à-face. Trois jetées des pieds en arrière suivies d'un entrechoc des bassins.

04 bifunga, "La boucle d'oreille des aînées" : Chant 3. bifunga kobo "La boucle d'oreille des aînées"

La séduction passe par la beauté du corps et de ses ornements – boucles d'oreilles et colliers, mais aussi les dents taillées en pointe et les visages et les épaules tatoués. Les Aka de Centrafrique possèdent les mêmes canons de beauté, cf. les films d'Alain Epelboin :

- 1988 Les dents sculptées. Mongoumba, RCA 1988. Film 13 mn. Paris: Lacito, CNRS Audiovisuel et La Cathode Vidéo.

- 1989 Femmes pays. Akungu, RCA 1988. Film 22 mn. Paris: Lacito, CNRS Audiovisuel et La Cathode Vidéo.

05 mènje tulu, , "Mènje, mon chéri, j'ai envie de toi, eh, garçon, tu seras mon mari”:

Chant 4. mènje tulu na bemba tangi, mènje beu, mènje kò bo "Mènje, mon doux chéri, j'ai envie de toi. Mènje, eh, garçon, c'est toi le mari"

Les mots doux sont souvent pris dans l'environnement naturel. Le champignon de termitière est particulièrement apprécié pour son goût sucré et cette qualité désigne facilement l'être désiré.

Deux lignes de filles enlacées face-à-face font des allers-retours en se suivant. Les filles qui avancent, fléchissent et tendent successivement les genoux en basculant le bassin d'avant en arrière. C'est la chorégrapie la plus répandue dans ce répertoire

06 ti a sòlè : Chant 5. ti a sòlè nè, ma jalèjalèjalè ma gò kpimbim etis "L'épine m'a piquée ici. Je boîte, je tombe: pique !"

En deux parties : Eloignement des lignes, puis rapprochement face-à-face. Sautillement sur place, puis entrechoc des bassins. C'est un des chants ou le geste corrobore les paroles.

07 mènje kòle : Chant 6. mènje kòlè na wanja dò ja le wosè "Mènje, mon amant de mari, viens me prendre pour femme"

Le terme "wanja" utilisés dans ce chant montre bien que l'on se situe dans cet espace expérimental avant le mariage puisqu'il signifie "concubinage" et désigne également l'"amant, l'amante" et la "fiancé(e)".

Deux lignes de filles enlacées face-à-face font des allers-retours en se suivant. Les filles qui avancent, fléchissent et tendent successivement les genoux en basculant le bassin d'avant en arrière. C'est la chorégrapie la plus répandue dans ce répertoire.

08 Aya ia : Chant 7. Aya ia

Les paroles ne sont pas connues. C'est une très belle polyphonie qui illustre le timbre strident du chant dans une tessiture très aigüe, style vocal spécifique aux femmes Baka.

Deux lignes de filles face-à-face, enlacées par les épaules. Les genoux en flexion-suspension constante, elles posent la tête sur une épaule, puis sur l'autre.

10 Atibo, "Allez, viens vers moi, allons nous coucher ! Prends ton macabo": Chant 10. i dò mu gò ni alati, jaja ko manga atibo "Allez, viens vers moi, allons nous coucher. Vas-y, Atibo, saisis ton macabo"

Le macabo, taro camerounais, est l'image utilisée pour désigner un pénis mou.

Deux lignes de filles enlacées face-à-face font des allers-retours en se suivant. Les filles qui avancent, fléchissent et tendent successivement les genoux en basculant le bassin d'avant en arrière. C'est la chorégrapie la plus répandue dans ce répertoire.

11 é é é : Les paroles ne sont pas connues

Après une disposition en deux lignes enlacées, les filles se détachent les unes des autres et battent des mains pendant que deux danseuses solistes s'accrochent par un pied et tournent sur elles-mêmes. Couples de solistes en alternance. Elles battent la pulsation avec le geste qui signifie l'acte sexuel.

12 Misèl, "Michel, donne-moi mon argent" : Chant 11. misèl tòpe moni a le "Michel, donne-moi mon argent"

Allusion à l'argent de la compensation matrimoniale que le jeune homme doit fournir à sa belle-famille et à sa fiancée.

Disposition en cercle détaché. Elles battent des mains pendant que deux danseuses solistes dansent l'une vers l'autre au centre du cercle. Couples de solistes en alternance.

13 ma nde kòle, "Je n'ai pas un mari lettré qui m'ait demandé": Chant 12. ma nde kòle mekana ayi lè "Le mari qui m'a demandé n'est pas lettré"

Ce chant est probablement emprunté aux Kako.

Disposition en cercle détaché. Elles battent des mains pendant que deux danseuses solistes dansent l'une vers l'autre au centre du cercle. Couples de solistes en alternance. Elles battent la pulsation avec le geste qui signifie l'acte sexuel.

14 alum adòndò, "J'introduis l'aiguille : pique !" :

Chant 13. alum adòndò "J'injecte l'aiguille"

Ce chant est en langue ewondo : alum atos ma alum adòndò "Pchic! J'injecte l'aiguille"

Disposition en cercle détaché. Les filles battent des mains pendant que l'une d'elles va de l'une à l'autre et l'invite à bouger le bassin et à battre la pulsation avec le geste qui signifie l'acte sexuel. C'est un des chants ou le geste corrobore les paroles.

be na beka, “Chants de circoncision” :

15 aso mala nde, “Ami, ne joue pas à l’indifférent, prends la femme par le bras” :

Chant de divertissement rituel mèngbaa, destiné à être exécuté lors de la cérémonie de circoncision.

La chorégraphie est ici différente de celle des chants de jeu : les lignes de filles se suivent et la participation est ouverte aux plus petits, y compris aux petits garçons.

16 panda bide namo, "On fait lit à part" :

Chant de divertissement rituel mèngbaa, destiné à être exécuté lors de la cérémonie de circoncision : panda bide namu "Deux lits pour toi" = "Faisons lit à part"

La chorégraphie est ici différente de celle des chants de jeu : les lignes de filles se suivent et la participation est ouverte aux plus petits, y compris aux petits garçons.

Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : cérémonie Ngoya (reconstitution)

Beatriz SOENGAS

57min48

Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : cérémonie Ngoya (reconstitution), Bakoya, Imbong, Gabon 2006
Acteurs :
Albertine Mabomadouendje,
Adel Mosso
Misère Moitissangou
Paulin Ngadi
et les habitants d'Imbong
Réalisation/caméra/son
Beatriz Soengas
Montage:
B. Soengas, Annie Marx & A. Epelboin


Cette cérémonie a été organisée à ma demande. Auparavant elle se déroulait la nuit, la veille du départ pour la chasse aux potamochères (ngoya). Les hommes munis de lances partaient en brousse pour plusieurs jours. Le troupeau, une fois repéré, était encerclé par les chasseurs. L'un d'entre eux rentrait dans le cercle pour faire fuir les potamochères tandis que les autres les piquaient avec leurs lances (les pointes étaient fabriquées par les Kwele, peuple bantou). Le produit de la chasse était partagé.




Lors de la cérémonie les femmes dansaient aussi. Etait également présent le "maître de la chasse" qui prédisait, pour chacun des chasseurs, le nombre de prises qu'il allait tuer.

La chasse aux potamochères tomba en désuétude dans les années 1960 avant la chasse au filet, qui n'a plus lieu aujourd'hui également.

Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : premiers baptêmes d'un pasteur pygmée

Beatriz SOENGAS

19min58

Premiers baptêmes d'un pasteur pygmée, Imbong (Ogooué-Ivindo, Gabon), juillet 2006                            
Jean-Jacques Tansi est le premier pasteur pygmée bakoya du Gabon de l'Eglise de la Bonne Semence, l'une des deux églises évangélistes du village d'Imbong (l'autre étant l'Alliance chrétienne). Il officie ici ses premiers baptêmes par immersion complète de Bakoya, mais également de Mwesa du même village. Les Bakoyas vivent dans le village d'Imbong avec des Mwesa, des Kwele, des Kota et des Ongom, parlant tous des langues bantoues différentes. 

Le pasteur immergé jusqu'au ventre, aidé d'un assistant bascule les candidats en arrière sous l'eau, après leur avoir fait boucher le nez avec la main droite, l'autre main tenant l'avant bras droit.

La cérémonie se déroule dans la rivière Itaba non loin du village. C'est un lieu de baignade pour se laver, laver le linge ou pour jouer. C'est aussi un espace des esprits autochtones de l'eau et de la forêt que le rituel chrétien a pour but de tenir à distance.

Acteurs : Jean-Jacques Tansi, le pasteur et les habitants bakoya, kwele et mwesa d’Imbong

Réalisation, caméra, son, montage : Beatriz Soengas

2006 Beatriz Soengas, SMM CNRS-MNHN & MINAPYGA & UOB Libreville

Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : sortie de réclusion de la mère des jumeaux

Beatriz SOENGAS

15min39

Cette cérémonie se déroule à Ibéa (Ogooué-Ivindo) pour fêter la fin de la réclusion d'une mère de jumeaux. Les villageois considèrent les jumeaux comme des génies et attribuent également des pouvoirs à leurs parents. Après l'accouchement la mère reste recluse chez elle pendant un laps de temps qui peut durer parfois plusieurs mois.


Lors de cette fête officialisant la fin de l'enfermement, les parents se préparent soigneusement (tressage, épilation, ...) avec l'aide des membres de leur famille et des offrandes sont adressées aux jumeaux, toujours à part égale pour conjurer le malheur.

A single life

Marieke Blaauw

02min18

En écoutant un mystérieux 45-tours, Pia peut soudain voyager dans le fil de son existence.

Tsigamania, être gitan et français

Anne-Marie CHELALA

12min08

A Pérenchies, 10 mn  de Lille vit une famille gitane, d’ origine hongroise, de 150 personnes, sans nation ni territoire les roms ont su conserver un mode de vie imprégné de valeurs et de coutumes de vie traditionnelles et singulières... Tradition qui ne freine pourtant en rien ni une volonté d’ouverture vers l’extérieur, ni une soif de reconnanssance de leur culture et de leur autonomie... Face à un environnement souvent désinformé et méfiant, les gitans de Pérenchies ont donc recours à diverses stratégies visant à la reconnaissance sociale et à l’intégration par le biais notament de la musique.

Anne-Marie Chelala, Sasha Donaki, Linda Osusky. Merci à tous les gitans de Pérenchies

Jine bana : la possession au quotidien (Beledugu, Mali 1995)

Laurent Berger

51min10

Suivi de malades et de thérapeutes soignés par l'invocation d'esprits tutélaires, des djinns.

Du savon dans les yeux, toilette d’une fillette au sein peul bande, Ibel février 1990

Alain EPELBOIN

16min07

Du savon dans les yeux, toilette d’une fillette au sein peul bande, Ibel, région de Kédougou Sénégal Oriental, février 1990

Une mère du village peut bandé d'Ibel au Sénégal oriental procède à la toilette de sa petite fille de neuf mois. Elle la savonne intégralement de la tête aux pieds, puis la rmce à la main. Elle la talque et l'essuie avec un pagne.

Le bébé porte différents colliers et boucles d'oreilles et sa mère explique leur provenance et la raison pour laquelle il les porte. Après l'avoir habillé, elle lui donne le sein. Puis elle le fait danser sur ses genoux en chantant. Le soir, le bébé dort serré dans un pagne au dos de sa mère qui danse.
Avec : Adama Diallo, la maman, Aïssatou Camara, sa fille, les voisines et amies du quartier
Traduction à Paris : Souleymane Balde, Mamadou Sylla, Mamadou Saliou Diallo, Sylvie Bouvier
Montage : Alain Epelboin, Reno Epelboin
Auteur-réalisateur : Alain Epelboin médecin ethnologue CNRS Paris & Sylvie Epelboin, gynécologue obstétricienne spécialiste d'infertilité Hôpital Bichat APHP Paris
Document réalisé au cours d'une mission du Centre National de la Recherche Scientifique et du Muséum National d'Histoire Naturelle en accord avec le Ministère sénégalais de la recherche scientifique.
1993 Epelboin A. Ailleurs, la toilette d'un enfant L'école des parents 11/93 pp 39-43
1983 Epelboin A. Savoirs médicaux et phytopharmacopées des Fulbé bandé et des Nyokholonké (Sénégal oriental): essai d'ethnomédecine. Volume 1. Doctorat de 3ème cycle en ethnologie, 2 vol (573p + 371p.) Université Paris V, 1983.

1982 Epelboin A., Epelboin S. Ethnobotanique médicinale fulbé bandé et nyokholonké Document du C.R.A. (Centre de recherches anthropologiques du Musée de l'Homme), 350 p.

1981 Epelboin A. Selles et urines chez les Fulbé bandé du Sénégal oriental. Un aspect particulier de l'ethnomédecine. Cah. ORSTOM, sér. Sci. Hum., vol. XVIII, n°4, 1981-1982: 515-530.

1982 Sylvie Epelboin La femme en état : représentations populaires de la fécondité en milieu rural africain. Thèse de doctorat en médecine Paris VI, 199 pages. (L'exemple des Peuls Bandé du Sénégal Oriental)

Petits moments dans une famille de musiciens sérers (Toilette, danse et guérissage), Joal, décembre 2009

Alain EPELBOIN

14min23

décembre 2009, Joal, Sénégal
01 Toilette et façonnage d'un nouveau né sous le regard de ses "tantes"
02 Danse, jeu et sexe pour rire
03 Jouer pour apprendre à danser
04 Soigner des yeux par extraction du mal

Acteurs
- Ndey Degen, le nouveau-né fille et sa maman Mariama
- Aissatou, la laveuse, grand mère et ses deux plus jeunes enfants Fama et Mama
- Souley Thiam, le grand-père, griot et guérisseur, et sa cliente souffrant des yeux
- des voisines
Auteur -réalisateur - caméra : Alain Epelboin
Montage : Alain Epelboin, Annie Marx, Jean-Louis Durand

Chronique pygmées Bakoya de Mékambo, Gabon, avril 2006 : représentation des épidémies de maladie à virus Ebola de 2001-2002

Alain EPELBOIN

08min21

Que reste-t-il dans les mémoires en 2006 de l'épidémie d'Ebola de 2001-2002 à Mékambo au gabon ? En particulier chez les Bakoya, Pygmées, peuple autochtone de la région dont les chasseurs sont réputés
À la sous-préfecture de Mékambo, deux affiches sont exposées dans le hall : l'une d'un parc national avec des têtes de gorilles en très gros plan, l'autre consacrée à Ebola et indiquant les mesures et comportements à prendre, pour éviter de se contaminer.

Angeste Étienne, chanteur et joueur réputé de harpe cithare enye interprête à son domicile la chanson sur Ebola qu'il a inventé lors de l'épidémie.

" Les jeunes filles ! Gardez le corps ! Ebola arrive !". traduisent Toum Bernard et Mbouaza Ginère, évangéliste, tous deux originaires d'Imbong. Ils rappellent l'horreur qui les a saisis.

Toum Bernard : -Pour moi c'était la première fois d'entendre parler d'Ebola et c'était aussi pour moi très horrible. de voir comment les médecins manipulaient les corps.

Là nous les parents ! Non ! Les parents des décédés ! Non, non, non ! Ils n'avaient plus le pouvoir, de manipuler les corps.

Mbouaza Ginère, évangéliste : - Comment se fait il que c'est une épidémie. Et puis en prenant, quand le corps meurt, il faut absolument que les parents puissent voir comment, à enterrer le corps.

Mais ce qui était horrible, c'était pourquoi ? C'était parce que, quand la personne trouve la mort, au lieu que c'est les parents qui prennent le corps, ce sont les médecins eux-même qui prennent le corps. Et des fois, d'autres corps ont disparu !

Toum Bernard : - Mais leur cimetière (tombe) , on ne connait pas. On ne connait pas où se trouvent de ces corps là aujourd'hui.

Mbouaza Ginère, évangéliste : - Après un momet donné, les familles qui ont perdu les parents ont été satisfaits par l'argent.

Donc il a fallu que l'état gabonais pense aux familles qui ont perdu les parents pour leur donner de l'argent...


Acteurs par ordre d'apparition :

Angetse Etienne, joueur d'enyele

Lebomin Sylvie, ethnomusicologue

Toumoro Bernard

Mbouaza Ginère, évangéliste

Epelboin Alain, médecin anthropologue
Caméra-son- réalisation :
Epelboin Alain

A little musical day

De Julien Roby

13min24

Monsieur Jean Clément vient d'être embauché dans une entreprise globale de services.
Son patron, en guise de bienvenue, l'accompagne à son nouveau bureau, sans se rendre compte (sans comprendre même ce que Jean Clément lui dit !) que l'homme qu'il vient d'engager n'est absolument pas informaticien comme ce petit chef s'obstine à le croire.
Dès lors que le musicien qu'est en réalité Monsieur Jean Clément pénètre dans le monde de l'entreprise et qu'il s'occupe de la maintenance des ordinateurs, que peut-il arriver ? Une catastrophe généralisée ? Peut-être bien, mais ce sera en musique !  

Les rites de l’enfance à La Réunion : Sévé mayé

Laurence POURCHEZ

14min30

La cérémonie dite des "cheveux maillés", présente à l’île de La Réunion dans la majeure partie de la population, permet d’observer comment, au travers des différentes versions d’un rite de la petite enfance, les réunionnais affirment, par la recherche puis le refus d’une mémoire ancestrale, une nouvelle identité créole. Cette pratique rituelle apparaît comme le support d’une gestion de l’ethnicité particulière qui tient compte des diverses origines des habitants de l’île par la manifestation possible d’ancêtres issus des différents groupes en présence. Mais au delà de ce "marquage ancestral ", la pluralité des communautés concernées exprime la mixité, l’interpénétration des différents groupes, et révèle un processus de créolisation qui reconnaît les données issues des différentes origines ethniques des réunionnais, les intègre et les "mixe" selon un modèle nouveau, original et syncrétique.